7.5/10Café Opéra - Stockholm

/ Critique - écrit par juro, le 30/06/2006
Notre verdict : 7.5/10 - Le syndrome de Stockholm (Ecrivez votre critique)

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Entre le château royal et l'Eglise St Jacob, Stockholm possède de sympathiques petits établissements de restauration sur la place Karl XII. Les suédois en sont friands. La bière coule habituellement à flot. Et en période de Coupe du Monde,
c'est encore plus vrai. Lieu chic parmi les plus chics, le Café Opéra accueille en son sein la classe suédoise la plus « hype », sélectionnant ses hôtes.

Syndrome de Stockholm obligé, il m'est nécessaire de vous expliquer comment je me suis retrouvé dans ce café. Retenu en otage par des suédois férus de football et désirant assister au match de Coupe du Monde les opposant à l'Allemagne, je pensais fuir mais mes ravisseurs me mirent le grappin dessus m'entraînant avec eux dans un coin (pas sombre) aux allures démesurées, voire dantesques et appréciables. Attention, moins de 25 ans non acceptés (réglementation suédoise sur l'alcool), mon rapt a pourtant bel et bien eu lieu...

Autour d'un bar ovale à l'américaine, le Café Opéra se découpe en deux salles : une salle décontractée dans laquelle chacun peut aller boire un verre et sans doute dédiée aux soirées dansantes avec son décor relax et son box de DJ. Les
serveurs évoluent aléatoirement entre le pingouin classique ou le serveur de club de manière assez étrange. Avec ses deux portiques géants soutenus par des colonnes antiques et ses murs en pierre, cette véritable forteresse imprenable n'a pourtant rien de spéciale. Elle ne dégage pas d'ambiance particulière de ce côté-ci, plutôt dévouée aux soirées jusqu'à 5h.

De l'autre côté, plafonnant à dix mètres, des peintures rappelant le romantisme italien donnent un charme incomparable à la partie restaurant. Les tables sont organisées autour de banquettes en demi-lune tout en cuir. Le fin du fin. La carte propose une astronomie de mets aux accents suédois les plus... doux. Cette prison au cadre idyllique présente un décor chatoyant, bénéficiant de lumières tamisées des lustres, dans lequel les clients ne sont ni plus ni moins qu'en costume cravate.

Sur l'un des trois écrans géants du bar, les suédois se déchaînent devant un
match ponctué d'erreurs d'arbitrage. Je sirote un verre tranquillement de mon côté, observant les photos de stars suédoises sans doute passées dans le coin et je console les perdants du jour dans un mélange franco-anglo-hispano-suédois. Le syndrome de Stockholm a encore frappé. Oh et puis, finalement, ils sont sympas ces suédois, ils m'ont payé un coca... Et comme on dit là-bas, skol !

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