Festival Minimum - 2 mars 2008

/ Compte-rendu de concert - écrit par Guillaume () et Luz, le 03/03/2008

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Seconde et dernière journée pour le Festival Minimum. Un dimanche pluvieux mais réservant de très bonnes surprises musicales.

Deuxième jour du festival, nous sommes cette fois-ci à l'heure malgré nos impératifs dominicaux, le show peut commencer : Greg Gilg, Sport Murphy, Sing Sing, Perio et Minor Majority vont s'exposer devant les spectateurs de la Maroquinerie.

Greg Gild et son violoncelle
Greg Gilg et son violoncelle
Greg Gilg fait son apparition. Un homme seul sur scène avec son violoncelle et quelques petits instruments, son veston british et des valises d'humour. Sans artifices, il réussi à nous faire rire, par ses paroles, son décalage, ses bruits de bouche et de gorge, bien qu'ayant la lourde tâche d'ouvrir le concert.
Entre poésie chantée et ritournelles insolites, c'est par la curiosité et la surprise qu'il s'impose doucement, plus que par des mélodies abouties. Une mise en bouche de qualité pour ce début de soirée.

VVa y avoir du Sport !
Va y avoir du Sport !
ient le tour de Sport Murphy, saluant le public, un verre à la main. Chanteur, guitaristes, joueurs de scie, de mélodica et d'harmonica, tous concourrent à charger les musiques d'émotions. Les mélodies mélancoliques sont au service d'une voix douce mais charismatique.
Le concert prend des allures de douces ballades animées par des émotions fortes, que nous fait partager le chanteur, apparaissant comme absorbé par ses histoires, tremblant, les yeux brillant, et le sourire triste. Il s'en éloigne aussi parfois, échangeant quelques mots, quelques instants, directement avec le public.

Une arrivée surprenante : deux hommes, dont l'un aux allures animales, brutes : Sing Sing. Deux guitares accompagnées d'un chant grave (dans les deux sens) sufissent à plonger avec succès le public dans un univers impressionnant d'étrangeté, après quelques instants d'adaptation. Une performance originale, des pas de danse aussi disloqués que les paroles et la tonalité. Le chanteur s'amuse, à sa façon, en jouant sur sa voix qui se forme et se déforme sous d'étranges aspects, et la répétition de phrases incomplètes tirées d'histoires sinistres et pourtant ironiquement drôles.
Y a de quoi se faire des cheveux blancs
Y a de quoi se faire des cheveux blancs
Les paroles minimalistes, évidentes, dépressives et mortellement drôles
finissent par presque faire mourir le chanteur sur scène. Ce dernier accompagné de Bertrand Belin sifflant et grattant le banjo apporte un contrepoint adapté à la noirceur de l'ensemble.
Comme il le revendique fortement à la fois sur son myspace et sur scène, Sing Sing fait parler les morts, et nous invite à le suivre au travers d'une musique sortant tout droit d'un film en noir et blanc.

Perio
Perio
Vient alors Perio : deux guitaristes et une batterie. Malgré le rock au légers accents de Placebo - en moins subtil - auquel on pourrait s'attendre après avoir consulté leur Myspace, ils délivrent ce soir un rock bruyant, et une prestation live qui semble autant les convaincre eux-mêmes que le public. Grosse déception pour nous qui nous attendions à un raffinement plus aérien.

Minor Majority
Minor Majority
Après une courte pause, Minor Majority s'installe sur scène. Cinq géants pour plus d'une heure de concert. De l'enthousiasme à revendre, une ambiance bon enfant, un groupe à l'aise avec le public, de bonne humeur, et doté de beaucoup d'humour. Jouant des instruments puissants : guitare électro-acoustique, guitare électrique (de gaucher, la classe !), basse, batterie, clavier, Minor Majority nous avait plutôt fourni tous les éléments pour les croire adeptes du romantisme post-ado. Pourtant, ce soir, on assiste à une nouvelle lecture des morceaux, beaucoup plus intéressante, quittant le calme de leur album pour leur donner une nouvelle vie au travers des instruments plus présents, des solos de guitare et des boucles musicales : ils prennent un réel plaisir sur scène... nous aussi !

Après quelques morceaux bonus, dont un morceau accoustique du chanteur, les lumières du Festival Minimum s'éteignent calmement, laissant aux spectateurs, grâce à des prestations réussies, un goût de « revenez-y ».

 

Le pari du Festival Minimum est gagné : il nous a bel et bien présenté des groupes encore peu connus, qui ont pu prouver par leurs qualités qu'ils méritaient de l'être davantage. Krinein est heureux d'avoir pu être partenaire de l'évenement, et espère remettre ça !

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