7/10Ibiza Night - Soirées New Wave - Lyon

/ Critique - écrit par camite, le 16/07/2004
Notre verdict : 7/10 - Old wave always new (Ecrivez votre critique)

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New Wave. Deux mots qui suffiraient déjà à résumer l'esprit d'une soirée dont le nom les porte. Mais comme à Krinein, les membres de l'équipe versent avec naturel dans le verbiage, impossible d'en rester à cette simple combinaison sémantique et anglophone. Et pour continuer dans le registre linguistique grand-breton, l'endroit qui accueille l'affaire tous les deuxièmes samedis de chaque mois se nomme l'Ibiza Night. Et là, votre cerveau bouillonne déjà devant une telle contradiction.

A Ibiza, l'ambiance donne plus volontiers dans les musiques ensoleillées, et ce de jour comme de nuit. De fait, les amateurs de look corbeau et de mèches noires dans les yeux n'ont pas attendu pour se rendre compte que la catharsis musicale du mal être adolescent trouvait plus naturellement sa place sous le ciel gris d'Angleterre. Comme quoi le hasard n'existe pas. Anyway, le cadre de l'Ibiza Night ressemble davantage à un night club comme tout le monde en voit à longueur de films américains. Bon début.

L'habit ne faisant toujours pas le moine (malgré l'ancienneté de l'expression qui aurait dû permettre aux faux moines d'ajuster la soutane à la Billy Corgan), intéressons-nous aux ondes sonores qui le parcourent dans le cas présent. Manu, organisateur et DJ de ces soirées, enchaînent les classiques, récents (Placebo, Muse, The White Stripes...) ou plus institutionnels (Bowie, Cure, Joy Division, The Clash...). Dans la clientèle, les nostalgiques de l'époque côtoient ainsi naturellement les plus jeunes recrues déjà convaincues que le rock ne mourra jamais.

Et sur le dancefloor comme sur le podium, tout le monde danse à fond dedans au gré des guitares électriques ou de ces bons vieux synthés. Indochine revient régulièrement (façon de parler) pour exciter la délégation de fans habituée du coin, les plus profondément bloqués dans la belle époque jouent de la guitare dans le vide en se regardant dans le miroir déformant (eh mec, ils sont où mes cheveux ?) et les filles, souvent garantes de la touche vestimentaire de folie assurent le spectacle corporel. Ce qui ne veut bien sûr pas dire que l'endroit ne regorge pas de beaux mecs.

Love, love will tear us apart, again...

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