Les créateurs du salon POP'up : Arorgwen pour les dentelles d'Arorgwen

/ Article - écrit par Guillaume (), le 09/05/2011

Temps de lecture estimé de l'article : 4 minute(s) - 1 réaction

Krinein profite de la tenue prochaine du salon POP'up à la Cité des Sciences et de l'industrie (le 14 mai 2011), pour vous proposer une série de portraits de créateurs et créatrices qui y seront présents.

Aujourd'hui, Arorgwen et ses dentelles sont à l'honneur ! Laissons lui la parole.


DR.
Les dentelles d'Arorgwen, c'est avant tout une grande passion et beaucoup d'idées de fin de soirée, on va dire. A l'origine, c'est quelques bouts de dentelles qui se battaient en duel au fond de ma boite à couture, et des envies de colliers que je ne trouvais nul part. Et puis, au fur et a mesure, on s'aperçoit qu'on est pas seule à penser cela, et que ce qu'on fait plait, c'est comme ça que nait une belle aventure qui, au final, m'apporte beaucoup. Et moi ? Oula mais je n'aurais jamais assez de mots... On va dire décalée et rêveuse, parfois déchainée mais surtout passionnée ! Lâchez-moi dans une mercerie, et revenez dans trois heures, je n'aurai jamais fini...

Un loisir qui prend de la place et qui tend a devenir une véritable entreprise, une vraie petite fourmilière dans mon atelier ! Entre les défilés, les salons et les expos, mais aussi les parures pour des mariages, qu'ils soient classiques ou atypiques, tout le monde s'y retrouve. Et niveau clientèle, j'ai eu l'agréable surprise de rencontrer des femmes (mais aussi des hommes) de plus de 60 ans qui appréciaient mon travail et qui aimaient le porter (ou le voir porter). Un souvenir de l'ancien temps, remis au goût du jour pour le plaisir de jeunes demoiselles mais aussi de pinup de la nouvelle comme de l'ancienne génération, sans oublier cette petite pointe de gothique néo-romantique qui n'arrive pas à quitter ma machine à coudre.


DR.
Malgré un travail (et oui je me nourris!) qui me prend du temps, j'ai réussi à concilier ma passion avec ma vie privée, beaucoup de soutien à la maison et c'est grandement utile en période de rush, et puis quand les idées arrivent j'ai beaucoup de mal a les remettre à plus tard. Il y a aussi toutes les personnes de mon entourage qui me poussent à me dépasser, je ne remercierai jamais assez le Barock à Rennes pour m'avoir permis de faire mes premières expos et défilés alors que je commençais à peine et puis je crois que ma machine est une grande charmeuse à laquelle je ne sais pas résister...

Cette envie de création, je la tiens sans aucun doute de ma famille, je couds depuis l'âge de 7-8 ans environ, en voyant ma grand-mère faire, ça m'a donné envie, et puis ma mère à toujours été très créative, je tiens d'elle mon côté survolté et passionné. Après, le plaisir de voir la personne recevoir sa commande et de l'apprécier, ou encore de voir porter ce que je fais par de belles demoiselles (sans qui mon travail n'aurait pas lieu d'être) et les défis ! je suis accroc aux défis, plus on m'en donne, plus je prend du plaisir à créer ! Limite, je préfère être en cours de création que de le voir fini... Et oui, ça peut être frustrant de finir quelque chose qui nous a transporté pendant sa confection. C'est aussi pour cela que Les Dentelles ont autant de cordes à leur arc, que ce soit les colliers qui m'ont permis de me lancer, les mini-hat (mini-chapeau) et bibis, les jarretières, pour ce petit côté osé et charmeur sans tout dévoiler au premier regard, les jupes et jupons que je m'amuse à faire plus que je ne cherche à les créer pour la boutique, mais aussi (et là le lancement est prévu pour le salon Pop'up) quelques serre-tailles qui viennent s'ajouter à la collection.

Après il y a toutes les customisations pour divers projets : les ombrelles, les chaussures, les éventails... Je crois que je ne sais pas m'arrêter !


DR.
Un salon tel que Pop'up, ou encore un défilé comme celui que vous pourrez voir lors de ce même salon (NDR : à 14h30 le 14 mai), me permet aussi de voir la réaction des gens vis-à-vis de mon travail. C'est un petit bout de passion qu'on arrive à transmettre et à partager. C'est aussi l'occasion de rencontrer des créateurs avec qui on partage beaucoup et qui souvent deviennent des amis : lors de mon deuxième salon à Rennes, j'ai rencontré Lily Verda, une créatrice de vêtements pinup et rockabily, avec qui nous avons partagé bon nombre de show, de défilés, de salons... je ne les compte plus ! Et puis il y a tous ceux dont on admire le travail depuis longtemps, et avec qui on espère un jour collaborer ; lors de Pop'up le défilé sera fait en compagnie de Madjeester, une créatrice que je suis assidument et avec qui je rêvais de travailler. Un salon c'est voir les choses autrement, à travers les yeux des gens et c'est vraiment quelque chose de gratifiant, ou cela permet de se remettre en question sur certains aspects de nos produits, le seul problème, c'est le lendemain, on se dit que c'était trop court et qu'on va s'ennuyer en attendant le prochain...

L'avantage de créer en suivant ses idées, c'est aussi les projets, mais c'est un cercle vicieux parce qu'au bout d'un moment, on se dit « mince là y en a trop va falloir trancher... ». Ce que j'aimerai voir se réaliser ? Pouvoir déposer ma marque dans les prochains mois, rencontrer des créateurs avec qui continuer l'aventure, et continuer celle commencé avec les autres et, pourquoi pas , un jour, un grand défilé à Londres !... Non, là, j'exagère un peu, en restant les pieds sur terre, pouvoir continuer avec la même passion et profiter à fond de ces moments tel que Pop'up. Qui sait ? Un jour ce sera peut-être à moi d'organiser un salon pour de jeunes créateurs.


DR.

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Nous avons testé un 3eme escape game : Les Cobayes de Shutter Island