7/10Love never dies

/ Critique de dvd / blu-ray - écrit par jaiina, le 26/06/2013
Notre verdict : 7/10 - Une suite agréable, mais pas indispensable (Ecrivez votre critique)

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Difficile gageure que d'écrire une suite à un chef d'oeuvre tel que le Fantôme de l'Opéra mais bien que celle ci soit composée par le même brillant compositeur, Andrew Lloyd Webber, force est de constater que le résultat n'est pas à la hauteur de nos attentes. Non que la pièce soit décevante ou ratée, c'est plutôt le sentiment de rester sur notre faim qui nous envahit. Nous nous sommes habitués à de belles pièces, des émotions fortes, de magnifiques envolées lyriques ou bien des âmes tourmentées et ici, le cocktail est moins fort et la pièce finalement se révèle bien mais sans plus. Un peu trop simpliste.

Love never dies
Les feux de l'amour, en bien mieux !.

Dix ans se sont donc écoulés entre les deux histoires et l'action se situe désormais à New York, plus précisément à Coney Island où le fantôme 'règne' sur un spectacle un peu loufoque où les personnages sont quelques peu dégénérés, bien loin de l'ambiance feutrée de l'Opéra Garnier. Christine Daaé est amenée à y jouer, accompagnée de Raoul, son mari et Gustave son fils. Là, elle va être de nouveau confrontée au Maître de la musique, dont elle était sans nouvelle depuis tout ce temps.

En préambule, la musique est toujours belle, certaines nouvelles chansons sont saisissantes (notamment Love never dies et Double Take) mais ce sont surtout les anciens airs qui font mouche; de même que les décors, toujours aussi grandioses. A se demander parfois si nous sommes bien au théâtre ! Ils nous font bien sentir le New york Underground.

Le petit regret vient de l'histoire, qui est plus simpliste, moins tourmentée que dans le premier opus. Christine est plus naïve, moins forte envers le Fantôme...Elle n'hésite plus longtemps avant de retomber sous son charme ! Et une histoire d'amour moins torturée, ça le fait moins...Raoul est vite effacé au profit du fils, Gustave, dont la voix promet une belle carrière dans la comédie musicale. Le Fantôme quant à lui n'a pas beaucoup évolué: il est toujours épris, amoureux, capable de toutes les bassesses pour obtenir ce qu'il souhaite.

Love never dies
DR.

Une des surprises vient de Madame Girry, dont le caractère s'est fait plus dur et qui vit mal le retour de Christine. Personnellement, je préférais la comédienne du Fantôme de l'Opéra, ici, elle fait un peu trop jeune.

Enfin, point de vue réalisation, nous sommes davantage dans une réalisation classique, un peu trop nerveuse et moderne d'une comédie musicale ; plans serrés et parfois mouvements de caméras saccadés. Parfois, nous nous croyons davantage dans un film que sur la scène. Mais bon, difficile d'égaler le sublime du Royal Albert Hall.
Love never dies
DR.

Le making off, bonus du DVD, est intéressant: au-delà de l'aspect promotionnel, il explique la genèse de ce spectacle, le choix de la captation de la version australienne et la création des somptueux décors.

En somme, si on considère Love never dies comme une comédie musicale indépendante, elle est agréable, musicalement belle. Si on l'englobe avec le Fantôme de l'Opéra, alors nous éprouvons une petite déception car nous ne retrouvons pas le côté mélo-dramatique qui en faisait le sel (nous nous attachons moins aux personnages). Ne boudons tout de même pas notre plaisir de voir (enfin !) arriver en DVD/ Blu Ray les pièces musicales en France, afin de les rendre accessibles à tous !

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