9/10Parc de Gerland - Lyon

/ Critique - écrit par camite, le 31/05/2004
Notre verdict : 9/10 - c'est doux, c'est neuf ? (Ecrivez votre critique)

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Le jeune (quatre ans) Parc de Gerland ne jouit pas (encore ?) d'un prestige comparable au fameux Parc de la Tête d'Or. Sans chercher à faire de l'ombre à son vénérable prédécesseur, il embellit néanmoins considérablement l'extrême sud de la proverbiale capitale des Gaules dans un quartier généralement qualifié d'avenir. Et avec éclat sur (pour l'instant) vingt hectares, pouvant même s'enorgueillir de présenter un visage à l'identité propre.

Pénétrant par l'entrée principale de l'allée Pierre-de-Coubertin, le visiteur aperçoit un mur peint rappelant que le stade, à une rue d'ici, accueillait voilà six ans la coupe du monde de football. Et accessoirement, le titre de champion de France depuis trois saisons consécutives. La grille franchie, les terrains de Tola Vologe (lieu d'entraînement de l'Olympique Lyonnais) se laissent scruter sur la gauche. Sur la droite, une trentaine de jardins ouvriers resplendissent de mille fleurs en été. La petite allée qui nous conduit vers la grande prairie sent le parfait équilibre entre minéral et végétal. Flânant entre les bancs, les promeneurs peuvent choisir de déambuler vers les jardins de la Megaphorbiaie (terme barbare désignant, en gros, des plants d'herbes hautes), leur grande variété de fleurs et l'installation sonore Animots qui déclenche aléatoirement des bruitages tour à tour surprenants et poétiques. L'occasion aussi, pour les enfants, de converser courtoisement avec des canards et canetons dans les ruisseaux artificiels qui longent les chemins.

Pour les équipés en rollers ou skateboards, direction le Skatepark et ses multiples rampes out ou indoor (pour l'hiver). Non loin, la brasserie restaurant Rive Gauche propose de quoi reprendre des forces ou se désaltérer. Ne reste plus alors qu'à se lancer dans la traversée de la grande prairie, au milieu des parties de foot improvisées, adeptes du cerf-volant, pique-niques, cours de Capoeira en plein air... En poussant toujours plus vers le sud, les herbes deviennent plus hautes, sauvages. L'eau se trouve au bout. D'abord sous la forme d'étranges jets vaporeux qui jaillissent du sol, le fog system dans lequel les enfants adorent mettre la tête pour se rafraîchir. Ensuite à l'état brut, naturel du Rhône. La Tête d'Or a son lac ? Qu'à cela ne tienne, Gerland a son fleuve. L'occasion de marcher tranquillement à l'ombre des arbres, évitant au besoin quelques moucherons jusqu'à l'entrée/sortie située aux abords de la Cité Scolaire Internationale et du parc des Berges. Ici, entre la grille et un petit escalier, se trouve une plage miniature avec vue sur le confluent. Insolite et charmant.

Fin de journée, des loupiotes multicolores s'allument en divers endroits du parc, tandis que les gardiens le sillonnent à bord d'une voiturette, annonçant la fermeture imminente. Dans les derniers recoins isolés, amoureux et solitaires enfourchent leurs vélos ou se remettent en marche. L'idée de revenir en tête.

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